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La laine c’est aussi…

Souvent le mot laine nous fait penser à : tricoter, crocheter un pull, des chaussettes, un châle, de la layette pour bébé, un gilet etc…

En réalité la laine nous offre une multitude de possibilités autres que celles-ci !
Aujourd’hui je vous partage mes coups de Cœur.

La laine s’invite chez nous :

Décoration

Je craque complétement pour ces petites créatures végétales adorables en laine feutrée.
https://creapills.com/nastasya-shuljak-sculpture-laine-feutre-20200213

crédit : towaways_toys


https://www.instagram.com/stowaways_toys/
La laine offre la possibilité d’apporter de la douceur dans son intérieur et dans son Cœur.

  • Chaque nouvelle réalisation de Larissa Aignel fait naître de nouvelles émotions en moi. Ces créations lui ressemblent douces, surprenantes, affectives !
Crédit photo : compte Facebook Larissa
Lumière

Crédit photo : compte Facebook Larissa
Marionnettes
  • Depuis plusieurs mois maintenant je suis abonnée à « Accords Feutrés » crée par Aurélia Westray, feutrière qualifiée, un savoir faire artisanal réalisé en France, avec des laines locales ou régionales, gage d’un feutre résistant et pérenne. Aurélia est épatante elle excelle en décoration d’intérieure, accessoires de mode et vêtements.

https://accordsfeutres.wixsite.com/felt

Bien-être

  •  » De laine en Rêves  » : dormir dans une literie en laine c’est re-trouver ( « trouver  » ) un sommeil réparateur, réconfortant.
Crédit photo : site De Laine en Rêves
Literie
Crédit photo : site De Laine en Rêves
couettes

  • Trouver la détente, l’apaisement au contact des fabuleux coussins enveloppants de la Collection Mollis
soutien
Crédit photo : Collection Mollis
coussin apaisant
Crédit photo : Collection Mollis
Bien assis

La Mode

  • Une ligne de maroquinerie – accessoire élégante toute en simplicité. Poils de la Bêeete propose des produits en feutre de laine rouge et naturel.
    Le cabas est léger, grand, pratique pour partir faire ses courses au marché. Les besaces et sac-seaux s’adaptent à votre tenue vestimentaire du moment.
    Je craque pour les chaussons, douillets pour les petons de bébé jusqu’aux grands pieds de tante Berthe !
  • La Fée Capeline, artisan feutrière réalise des chapeaux de toutes sortes, pour toutes les têtes et toutes vos envies. Je suis abonnée à son compte Facebook, chacune de ces réalisations me fait voyager.
Crédit photo : Facebook Fée Capeline
Crédit photo : Facebook Fée Capeline
  • Moussier couture, Laurent aime créer des vestes, blazers et manteaux pour les femmes et les hommes en tissus de laine. Il connais le parcours de la laine dès la tonte jusqu’à son atelier. Depuis peu, il est artiste avec les bouts de tissus de laine qu’il lui reste…. Rien ne se perd tout se transforme !
Crédit photo : Moussier Couture

Créativité

  • Souffle de Laine : un site, une page Facebook, administratrice du groupe « Au naturel avec la laine de nos régions » et bien d’autres…
    Pour des raisons éthiques et écologiques, elle choisit de valoriser exclusivement les laines locales, de moutons tondus pour leur bien-être. Elle aime travailler les teintures végétales. Dans le souci d’une production éco-responsable, Isabelle teint à l’énergie solaire et utilise une marmite norvégienne pour garder la chaleur la nuit.
    Elle crée des kits d’initiation au feutrage à l’aiguille.
    Personnellement, j’ai le kit printemps à la maison et papillons, coccinelles, fées, fleurs… se créent au grès de mes envies.
crédit : lainedecoeur
  • Fantasy Gurumi crochète chaque jour des créatures en coton et/ou en laine locale.
    Dans son univers fantastique Miline crée des personnages aux regards doux et réconfortants qui accompagnent vos enfants dans leurs rêves ou leurs jeux au quotidien.
    Je suis toujours épatée par la patience que demande ses créations à réaliser au fil des heures, des minutes.
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Rencontre avec Stéphane, éleveur ovin !

Stéphane, fils d’agriculteur, s’installe il y a 20 ans comme éleveur de moutons. Il se destine à devenir ingénieur quand un voisin agriculteur part à la retraite. Ce dernier souhaite « un jeune pour reprendre ses terres ».
Stéphane aime les défis ! Il se laisse séduire par l’idée et repart étudier au lycée agricole de Château-Salins où il prépare un BTS agricole.

Pourquoi choisis-tu d’élever des moutons et pas des vaches ?

« Honnêtement, j’ai fait du mouton plus par nécessité plus que par conviction. L’ovin m’a permit de m’installer avec peu de capitaux et surtout la première année je vendais déjà des agneaux. J’ai pu réaliser un retour sur investissement rapidement. »

« L’élevage de mouton est un cycle court ! »

Stéphane, sportif lorsqu’il était gamin, a gardé l’âme du compétiteur, il croit en lui et en son projet.

Pendant 10 ans (1998 à 2008) il sera double actif, à temps plein comme contrôleur laitier et à temps plein sur la ferme.
Depuis son installation Stéphane ne cesse de développer son exploitation.
A un certain moment son cheptel compte jusqu’à 1200 brebis, à cette époque il réalise 45 hectares de céréales, élève les agneaux en bergerie pour les vendre dès le mois de mars.

En 2014, il décide de mettre l’exploitation tout en herbe.

Depuis plusieurs années, Il réduit son troupeau pour faire face à la sécheresse. En 2015 l’exploitation effectue son passage en bio.

« Je préfère nourrir mes animaux au maximum à l’herbe. C’était un non-sens d’avoir de l’herbe en conséquence et de faire des agneaux en bergerie. »

Passer de l’élevage en bergerie à l’herbe lui fait réaliser des économies de 20 000€. Cette étape permet à son exploitation d’évoluer positivement, aujourd’hui Stéphane et son frère s’occupent de 900 brebis.

« Dommage que nous ne soyons pas mieux rémunérés à la hauteur du travail réalisé. Bio ou pas c’est le même combat… le temps que nous passons à l’exploitation, l’attention qu’on porte à nos animaux, et je ne te parle pas de l’environnement, des prairies et autres bienfaits que nous pouvons apporter etc...
Tout cela n’est jamais reconnu. C’est tellement naturel pour nous éleveur de vivre comme ça et de faire cela. Nous n’avons jamais pensé mettre notre savoir-faire et notre savoir-être en avant, et la valoriser financièrement, nous n’avons jamais rien revendiqué alors qu’aujourd’hui nous avons tout de même un rôle essentiel à jouer par rapport au dérèglement climatique. « 

« Capter du carbone quand tu as des haies et des prairies cela y contribue ! Y’a pas plus écolo que les éleveurs ! »

Est-ce qu’élever les brebis en plein air vous laisse du temps libre ?

« C’est vrai tous les agneaux et brebis sont dehors en été . Ce qui veut dire sur chaque matin à 5h je suis dans les champs auprès de mes bêtes avec mon frère et mon épouse, chaque jour nous avons un lot que nous vérifions si il n’y a pas d’asticots, si les pattes sont en bonnes santé, si ça ne boite pas, il y a également la pesée des agneaux, leur donner à boire. Nous réalisons la fenaison sur les prairies laissées libre à la saison estivale. Ce foin nourrira les bêtes en hiver. »

Aujourd’hui l’exploitation comprend 180 hectares pour 900 brebis. A la fin de la période d’agnelage l’exploitation atteint 1200 agneaux à s’occuper.Ce qui fait environ 1,5 agneaux par brebis, sous l’œil attentif de Stéphane, son épouse et son frère.
Il garde des femelles pour renouveler le troupeau le reste est vendu pour la viande. Quand aux agneaux, ils seront vendus à la saison estivale.

Quand Stéphane regarde et parle de ses animaux, ses yeux pétillent.

Stéphane aime être le premier le matin et le dernier le soir à la bergerie.

« C’est des moments où tout est calme, j’observe les brebis, je vois s’il y a des choses anormales.
J’adore les béliers. Je les choisis pour leur docilité. « C’est agréable d’avoir un animal qui vient vers toi quand tu arrives à la bergerie ou dans les prés. »

Quand sa femme décide de rejoindre Stéphane sur l’exploitation, ils diversifient l’activité sur la ferme. Ils décident ensemble de construire un poulailler. Leur priorité est le bien-être animal. Mon épouse et moi aimons les animaux, nous sommes bien avec nos animaux, c’est clair !

« Les animaux sont bien, l’éleveur est bien. »

Être éleveur : C’est de l’observation au quotidien

Stéphane est-ce que ta façon de réaliser les choses évoluent avec le temps ?

« A force d’expérience, de rencontrer d’autres éleveurs ma façon de penser et de faire les choses a évolué. En 20 ans de métier, j’ai appris à rationaliser le travail, je suis passé de la fourche au nourrisseur automatique. J’ai toujours de nouveaux projets dans la tête pour diversifier mon exploitation.»

« Ce métier me permet de me remettre en question »

J’ai faim !
Je me sens mieux sans toute la laine sur mon dos !

Stéphane n’est pas qu’éleveur de mouton !

Depuis 25 ans, conseiller municipal à Réchicourt-le-Château et depuis 2020 maire du village.
En 2009 il commence à s’investir dans le syndicat ovin en tant que président.
Aujourd’hui administrateur au Fédération Nationale des Ovins et Vice-Président de la chambre d’agriculture « responsable du service élevage ovin ».

Avec les années Stéphane est devenu curieux.

« Le syndicat ovin m’a beaucoup appris. »

Il est déterminé et aime passer à l’action, il a horreur de stagner !!

Ses débuts et maintenant :

Il avoue que les 10 premières années de travail à l’exploitation n’ont pas été simples tous les jours, certains mois étaient compliqués.
Quand l’exploitation peut vivre d’elle-même là c’est plus facile de parler de son expérience et d’être légitime. C’est important pour être crédible et être respecté, de parler de ce qu’on a vécu, de notre expérience personnelle.

Stéphane souhaite par son métier et par ses différentes fonctions recréer du lien entre le grand-public, les élus et le monde agricole. Il veut trouver une cohérence qui dynamisera l’économie locale.

Depuis toujours Stéphane ouvre les portes de sa ferme. Les gens viennent régulièrement les dimanches après-midi voir les agneaux.

 » Aller à la rencontre des éleveurs pour mieux les comprendre, mieux les connaître, mieux en parler. Venir à la ferme permet de créer du lien, et faire sauter certains préjugés à l’encontre des agriculteurs. « 
« Ouvrir nos portes, c’est embellir notre métier, arrêtons de tout cloisonner ! Nous sommes tous liés d’une manière ou d’une autre ! « 

« Je suis toujours surpris quand les gens arrivent à la ferme pour voir les agneaux, ils me disent :
« Ouah, c’est propre ! »
Ma réponse : « notre quotidien est de prendre soin de nos animaux ! »
La question que je vous pose est : « Quelle image avez-vous du monde agricole ? »

N’hésitez pas à me laisser des commentaires par courriel ou par messenger, je transmettrai votre réponse à Stéphane.

Comment la laine est rentrée dans ta vie ?

Quand j’ai découvert le dossier Laine en 2018 avec le programme Défi-Laine.

J’étais encore président du Syndicat Ovin, j’ai été invité à la restitution de l’étude de marché au Parc naturel régional de Lorraine et depuis là je n’ai jamais lâché le dossier laine, j’ai toujours été dedans car il y a un truc qui m’a motivé : l’isolant !
J’ai découvert que nous pouvons faire de l’isolant localement.

« Le bureau d’étude nous explique qu’Il y a des races différentes de moutons avec chacune des finalités spécifiques. Alors que l’isolant peut-être réalisé avec toutes les races de mouton ! »

Élu à la chambre d’agriculture de Moselle, Stéphane apporte le dossier laine dans ses valises.

« De l’isolant avec toutes les laines. Je ne lâche pas le morceau. »

Stéphane est depuis toujours concerné par les enjeux environnementaux.
Quand Jean-Marc, chargé de mission au PnrL, le contacte pour un projet d’isolation avec de la laine pour une salle communal d’un village en Meurthe et Moselle. Stéphane et d’autres éleveurs répondent à la demande. Depuis là, Stéphane se prend au jeu de développer la laine pour l’isolation.

La laine est un projet fédérateur qui associe les élus, les éleveurs, les collectivités.

Lors du salon AGRIMAX à Metz, chaque année en octobre, nous, éleveurs, en profitons pour mettre le monde ovin et surtout la laine en avant en proposant des démonstrations/concours de tonte ainsi que les valorisations possibles de la laine sur le territoire.

Nous pouvons toujours compter sur nos partenaires du Parc naturel régional de Lorraine : Jean-Marc au développement de l’isolant et Marion au développement du fil et du feutre.

« Les chargés de missions Laine du PnrL, font un super boulot ! »

Aujourd’hui la laine n’est pas valorisée, c’est à nous ! ( éleveurs et élus) de prendre les choses en main et de proposer une solution de valorisation de la laine sur le territoire.

Pour la laine toutes les études ont été réalisé pour sortir le meilleur des projets, maintenant nous pouvons avancer, le projet est abouti !

Une unité de transformation de feutrage en laine semi-industriel où y sera également greffée la conception de l’isolation en laine devrait s’installer dans les bâtiments de Bata situé sur les communes de Réchicourt-le-Chateau et Moussey.

Il est important que Les éleveurs gardent la main sur l’outil industriel.

Travailler ici sur le territoire avec la laine du territoire pour une juste rémunération à 2,50€ le kg de laine

Un projet a 3 millions d’euros = 1,5 millions (capitaux + subvention) + 1,5 millions (prêts). Aujourd’hui, il reste à monter la Société qui sera sous forme coopérative d’intérêt collectif. l’intérêt est de créer différents collèges, un avec les agriculteurs, un autre avec les partenaires (PnrL, Syndicat ovin, chambre d’agriculture, associations, collectivités…). Une réflexion est en cours pour que les éleveurs est la possibilité de s’engager au capital de la société avec la matière première qui est la laine

Des projets d’isolation avec de la laine locale ont déjà été réalisé pour isoler des collectivités comme Mandres-aux-Quatres-Tours, Réchicourt-le-Château et la chambre d’agriculture de Moselle et d’autres projets sont à venir.

Stéphane est imprégné du dossier, il le connaît par cœur, il sait défendre le dossier et s’entourer des bonnes personnes pour en parler et conseiller. Quand Stéphane s’investit il va toujours au bout des choses.

Avec la laine il souhaite apporter de la valeur ajoutée dans les exploitations. Ce n’est pas normal qu’une matière première comme la laine ne soit pas valorisée.

Un mot pour finir :

« Toujours croire en ce que l’on fait, ne rien lâcher ! Être ouvert, aller de l’avant !
Savoir prendre des décisions, même si elles ne sont pas toujours facile à prendre. »

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Jour de Tonte

Jour de tonte à la ferme du Hoquerosse à Réchicourt-le-Chateau.
Je gare ma voiture dans la cours de la ferme, pas un bruit ! difficile de croire que c’est jour de tonte…
Je m’approche de la bergerie, seul le bruit des tondeuses se font entendre. Tout le monde s’agite avec calme .
3 tondeurs entrain de tondre, Stéphane ramasse les toisons et les placent dans les big-bag, les restes seront pour le paillage. Deux attrapeurs surveillent les brebis qui attendent dans leur petit enclos, provisoire, avant la tonte. Un des hommes apporte les brebis aux tondeurs.

Tonte dans le calme
Attrapeur

Pendant la tonte les brebis sont calmes, comme endormies, relaxées entre les mains des professionnels.

Caroline


Tout ce chantier est bien préparé pour que cette journée se déroule au mieux pour le bien-être des brebis et des hommes, c’est important pour l’éleveur.

Le chantier tonte est une grosse journée qui se prépare à l’avance : organiser la circulation des brebis pour que les tondeurs ne perdent pas de temps et soient à l’aise dans leurs mouvements. Il est important de prévoir des hommes en plus qui apportent dans le calme les brebis aux tondeurs, qui ramasse les toisons et les déchets de tonte. Le chantier tonte doit rester propre, accessible facilement autant aux animaux qu’aux personnes.
La tonte d’un mouton dure environ 2,30 minutes.

La tonte est un bien-être pour l’animal et important pour sa santé.

Stéphane
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Deuxième atelier de Laine de Cœur !

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les enfants mardi soir accompagnés des 3 grands enfants curieux de tout !

 » Le chemin de la laine et les matières « 

Deux groupes se forment, chacun accompagné de grands enfants adorables.

Des enfants partent à la découverte des fibres naturelles ou non.
A eux de les reconnaître, les toucher, les sentir, les classer … tous leurs sens sont en ébullition.

Crédit : MJC
Crédit : MJC

Les autres enfants m’accompagnent.
Ensemble nous reconstituons le chemin de la laine : de la tonte jusqu’au moment où la laine est au contact de notre peau ou dans nos intérieurs et extérieurs de maison !

Les questions fusent :
« Comment je carde avec les 2 brosses ? »,  » Montre moi, je veux essayer… »,  » Moi aussi ! »
« Caroline je sais tricoter, quand est ce que nous tricotons ? « ,  » Moi je tricote avec mes doigts ! »
« Montre moi comment je peux filer avec mes doigts la laine cardée et peignée ? »


Et Oui, la laine peignée attire Flora et Lilou par sa douceur et son brillant, je leur montre qu’en étirant doucement la fibre peignée avec deux doigts d’une main et en la tournant entre deux doigts de l’autre main… le fil se créé !

« Ouah c’est génial, je veux essayer ! « 

J’aime ces moments magiques où les enfants s’émerveillent, apprennent en s’amusant spontanément.

crédit : MJC
Crédit : MJC
Crédit : MJC

Les enfants changent de groupe, je discute avec le groupe des matières : est-ce que les fibres sont différentes ? Sont-elles toutes naturelles ? Comment avez-vous reconnu les fibres naturelles ?
J’écoute avec attention leurs ressentis, leurs observations, leurs idées….
Leurs têtes et leurs mains sont en ébullitions !!!

Et voilà tout le monde a participé aux deux ateliers, il est temps de créer ensemble avec nos mains des balles de laine feutrée !

La Laine cardée c’est ludique !

L’eau chauffe, les savons sont dans les bassines !

CHUT ! Silence….
J’explique aux enfants comment préparer la laine cardée entre leurs doigts puis la plonger délicatement dans l’eau tiède savonneuse et doucement rouler la laine entre les 2 paumes de mains comme si la laine était un petit œuf fragile, d’abord doucement, puis avec de plus en plus d’énergie.

La balle se forme et se durcie ! Ou la balle de laine se transforme en bracelet, en vers de terre….

La laine est formidable, elle offre des surprises et s’adapte aux imprévus !

Avant de nous quitter, les enfants s’amusent avec les balles.
Chacun imagine déjà comment il va l’utiliser, la transformer : porte-clé, bonhomme, etc…


Voilà les enfants repartent chez eux avec de belles énergies et les mains toutes douces !

Crédit : MJC

Ces deux heures ensemble avec la laine sont des moments de surprise, de rire, d’amusement, de bien-être, d’apprentissage. La laine apporte la bonne humeur et le calme !

Je tiens à remercier l’équipe d’animation de la MJC qui m’a accompagné au fil de l’atelier en gardant leur âme d’enfant !

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Méti’s Laine : Alice et ses Brebis en Ardèche

Alice habite en Ardèche avec Max, son compagnon, et leurs deux enfants. Ils sont tous les deux bergers. Ils élèvent une quarantaine de brebis Mérinos d’Arles pour la laine et une soixantaine de moutons Blanche du Massif Central qui passe doucement
en MouréRous pour la viande.

Caroline : Alice tu es une fille de bergère et d’éleveur de moutons. Qu’est ce qui te touche dans ce métier pour perpétuer la lignée ?

Alice : Petite, j’aimais accompagner ma maman, bergère, dans les montagnes. Mon chemin était déjà tout tracé, je ne me suis pas posé la question c’était une évidence pour moi de devenir bergère, la brebis fait partie de ma vie.

Alice garde son troupeau sur les plateaux ardéchois
Max mène son troupeau

Caroline : Expliques moi ce qu’est un berger/ une bergère ?

Alice : Je pars tous les jours avec mon troupeau dans les prairies et les montagnes environnantes. Cela permet de varier l’alimentation des brebis par un apport nutritif différent en fonction des lieux et des saisons.

Selon elle, les différentes qualités du berger : c’est en premier être passionné par ses brebis, aimer la nature, aimer être dehors quelle que soit la météo, aimer être seul, être observateur et à l’écoute.

Caroline : Tu dis “Mérinos d’Arles, c’est dans mes gènes”, peux-tu m’expliquer ?

Alice : La race Mérinos me rappelle mon enfance, la Provence. Pour moi elle est belle, agréable à garder. Elle s’accorde à mes valeurs. Les brebis sont avec moi tout le temps.

Caroline : Quel caractère ont les Mérinos d’Arles ?

Alice : Elles sont paisibles, ont un esprit grégaire (un esprit de troupeau) très forts. Elles sont de bonnes mères, très maternelles. Les Mérinos élèvent facilement des petits agneaux orphelins. Elles aiment être longtemps dehors. Une Mérinos d’Arles en intérieur pendant 6 mois va être triste. J’aime leur caractère.

Caroline : Peux-tu nous expliquer une journée type avec toi et tes moutons ?

Alice : Les journées varient en fonction des saisons, en été les brebis sont dans de grands parcs, ce qui nous permet d’être plus tranquille.
A partir de fin août jusque fin février, nous partons avec les brebis la journée (9h/17h) sur les plateaux Ardéchois.
De fin février à fin mars, l’agnelage a lieu. C’est un rythme différent, c’est une période consacrée à être avec les brebis, voir les agneaux naitre, les nourrir et les soigner.
A la mi-avril en général, nous repartons avec les brebis à travers les montagnes et les prairies toute la journée (6h/20h).

Les brebis restent en parc la nuit sur les plateaux. Nous aimons retrouver notre chez nous et profiter de nos enfants. C’est l’avantage d’être deux ( Alice et Max) cela nous permet de nous relayer auprès du troupeau, de prendre du temps pour soi et la famille.

Mérinos d’Arles

Ils ont tous les deux une démarche de berger dans l’esprit car ils peuvent trouver dans la nature une alimentation saine pour leur brebis tout au long de l’année qu’ils affectionnent dans leur quotidien.

Caroline : Pourquoi as-tu décidé de transformer la laine de tes moutons ?

Alice : Pour moi, La Mérinos d’Arles a une fibre magnifique, douce, pas un poil de jar, un ressort sur les mèches. C’est une laine qui a une finesse, une chaleur, elle est respirante, isolante de la chaleur, protège du froid et de l’humidité. C’est une laine VIVANTE !
Mes parents étaient éleveurs et berger, de plus ma tante et ma grand-mère étaient stylistes chez Phildar. Depuis toujours je vois des pulls, des gilets, des gants, … se tricoter sous mes yeux.
Le fil à tricoter, la laine est une histoire de famille.

Maintenant Alice tricote avec la laine de ses brebis des produits qu’elle aime offrir ou vendre sur les marchés.

Caroline : Que ressens-tu au contact de la laine ?

Alice : C’est tout doux et tout chaud, j’aime mettre les mains dans la laine et sentir l’odeur de suint, l’odeur de la brebis. J’aime toucher les écheveaux, ressentir, imaginer ce que je vais créer avec ces fils, c’est que du plaisir !

Caroline : Quel chemin parcours ta laine après la tonte ?

Alice : C’est Max qui tond les brebis et moi je tri la laine.
Ensuite la laine part pour Saugues chez Laurent Laine pour y être lavée puis elle est envoyée chez Terrade à Felletin pour y être cardée et filée. Elle revient chez nous après 10 mois de voyage. Avec des temps de transformation long de la fibre en fil ce n’est pas toujours simple de gérer le stock !

Max à la tonte

Réaction de Caroline : 10 mois c’est long !

Alice : Oui ça prend du temps de filer de la laine Mérinos d’Arles. Cette année, j’ai envoyé environ 60 kg de laine triée.
Comme la laine des Mérinos d’Arles est riche en suint, la laver demande des bains plus long à des températures plus élevées. Laurent Laine doit laver ma laine bien souvent après les autres demandes.

Les 60kg après lavage se transforment en 30kg.

La fibre Mérinos d’Arles est plus fines que les autres fibres, ce qui demande à Terrade de changer les réglages des machines. Réaliser du fil à tricoter avec mes brebis est un chemin qui demande du temps.

De retour chez Alice la laine est sous forme de 390 écheveaux beige, gris ou marron. Elle vent sa laine en écheveau , en pelote et aime tricoter avec sa maman, pulls, bonnets, mitaines, tour du cou, écharpes…Toujours pour leur plaisir et le plaisir de ses clients.

La liberté !

Caroline : Personnellement je ressens (de ma Moselle) dans ton univers une dimension de liberté, d’autonomie, de convivialité, d’amour pour la nature et les animaux. Es-tu d’accord ?

Alice : je ne sais pas, je ne pose pas la question ! Être son propre patron peut-être stressant et m’empêcher de dormir certaines nuits. Mais, Oui c’est certain, être bergère est une grande liberté, vivre au grand air au quotidien.

Alice aime faire ce qui lui plaît ! Alice se sent autonome, elle n’a pas besoin de grand-chose pour vivre, elle aime vivre simplement profiter de sa famille. Elle aime ses Brebis et ses chiens « sont le prolongement de ses mains » compagnons fidèles de tous les jours !

Caroline : Tu crées du fil 3 et 6 avec la laine de tes moutons Mérinos d’Arles. Pourquoi ces deux tailles ?

Alice : Le Fil 6 est mon préféré depuis toujours pour tricoter des pulls d’hiver, des bonnets comme je les aime. Et j’ai souhaité trouver un fil un peu plus fin possible avec la laine de mes brebis, j’ai opté sur un 3 fils rotor en aiguille 4.
Les fibres de mon troupeau sont des mèches courtes aux fibres fines.
J’aurais pu réaliser un fil encore plus fin mais les mèches du troupeau sont courtes. Elles ne sont pas top pour du fil peigné au fil du temps et des lavages, le fil fin du pull va boulocher ! Si les mèches étaient plus longues je pourrais étirer le fil en plus fin mais ce n’est pas le cas.

Des pulls léger avec le fil 3 et des pulls plus chaud avec le fil 6…… c’est une laine polyvalente ! Sauf les chaussettes. Ces tailles de fils me correspondent, me plaisent, me vont bien !

Teinture végétale naturelle

Caroline : Je sais que tu réalises des laines teintées naturellement, pourquoi cette démarche ?

Alice : J’aime la teinture naturelle.

J’aime ce côté apprentie sorcière, je trouve cela trop rigolo !

Je me suis formée auprès de Marie Marquet (professionnelle). Jusqu’en 2019 je faisais mes propres teintures végétales. Depuis le déménagement je n’ai pas encore eux le temps et la place de tout déballer.
Du coup cela fait deux productions que je réalise avec Marie sur certaines couleurs. Il y a du rouge, du jaune et différents verts qui sont très très jolis. Marie connaît bien ma laine, je lui fais confiance.

Mes nouvelles laines teintées naturellement arrivent mi-février, j’ai hâte !

Caroline : Où peut-on trouver tes laines ?

Alice : Je fais parti de la Toison d’Art, je fais les marchés de la laine et toutes les fêtes de la laine à Crest…malgré cette année 2020 sans.
Je souhaite rester locale dans ma région. J’ose pas encore aller à la fête de la laine à Felletin, il y a trop de monde pour moi… peut-être un jour !
Mes laines sont présentes sur la boutique en ligne Laine de Cœur et dans deux merceries (Diois et en Haute-Loire).

Crédit : Méti’s Laine

J’aimerais trouver un atelier à Montpezat-sur-Bauzon où je pourrai y tricoter et rencontrer les gens. Mais voilà chaque chose en son temps !

Caroline : Pour conclure, si tu avais un mot ou une phrase pour symboliser (caractériser) ton travail et qui tu es, se serait

Alice : …BREBIS et toujours et encore Brebis jour et nuit !…..

Les produits de Métis’laine

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Vidéo : Faire soi-même un Pull de Tasse !

Je souhaite que cette vidéo vous sera utile.

N’hésitez pas à :

  • Partager vos essais avec la laine cardée !
  • Poser vos questions

La Laine cardée naturelle est disponible sur la boutique :

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14ème Tisserande de sa famille !

A la fin de ses études dans l’environnement, Noémie décide de faire comme métier Tisserande ! Elle a seulement 24 ans.

Pourquoi ce changement après tes études ?

Je voulais faire de ma vie quelque chose d’utile et de concret : créer en partant de matériaux bruts pour les transformer en choses utiles au quotidien.
Au fond de moi, j’étais terrifiée à l’idée de devoir travailler dans un bureau toute ma vie.

Pendant mes études, j’ai découvert le tissage grâce à Instagram sans penser à l’époque que je finirais par en faire mon métier. J’ai acheté mon premier métier à tisser il y a 1 an et demi, juste avant la fin de mes études, et ça a été une révélation. Très peu de temps après, j’ai décidé que je voulais devenir tisserande.


Quand j’y repense je trouve ça dingue quand j’ai pris cette décision, je n’avais tissé qu’une seule fois de toute ma vie.

J’ai d’ailleurs découvert que j’étais la 14ème tisserande de ma famille en remontant dans mon arbre généalogique, d’où le choix de mon nom : Numéro 14.

Quel chemin t’a amené à travailler la laine ?

C’est le tissage qui m’a amené à la laine et non l’inverse. Je savais que je voulais tisser mais le plus important pour moi était de créer quelque chose d’utile mais surtout de beau !
J’ai réellement besoin de ces deux aspects pour être satisfaite de mon travail.

Pour le moment je tisse principalement des écharpes, la laine est le matériau idéal, elle correspond à mes valeurs car elle est biodégradable et renouvelable en plus de toutes ses autres qualités.

Que t’apporte la laine ?

La laine est une fibre idéale pour mes écharpes.
Elle est douce, enveloppante, respirante, légèrement élastique et souple à la fois. En plus de tout ça, elle est naturelle, renouvelable, biodégradable et antibactérienne.
Elle n’a que des avantages !

Où trouves-tu ton inspiration pour tes motifs, tes couleurs ? 

Ce processus est plutôt inconscient. Je choisi les motifs en fonction des émotions qu’ils me procurent. Par exemple mon motif Vague, je le vois doux et léger alors que mon motif Chevron est plus tranchant et affirmé. C’est la même chose pour les couleurs, certaines associations me sont apaisantes et d’autres chaleureuses ou réconfortantes.

Mais finalement, tu te rends vite compte quand tu mets le nez dehors que tu n’as rien inventé, la nature l’avait déjà créé.

Je ressens dans ta collection la dimension d’élégance, de chic, de sobre. Est ce le message que tu souhaites transmettre au travers de tes tissages ?

Élégant, chic et sobre, c’est tout à fait le style que j’aime. Je ne cherche pas spécialement à faire passer un message à travers mes créations,

je prends simplement plaisir à réaliser ce que j’aime.

Quelle laine utilises-tu ?

J’utilise de la laine d’agneau Mérinos pour réaliser mes créations, elle est très douce à porter à même la peau.
La laine que j’utilise provient de moutons d’Afrique du sud, transformée en Angleterre. Ce n’est pas l’idéal et j’en suis très consciente, malheureusement je n’ai pas encore trouvé d’équivalent en France. Je porte une grande attention au fait que la laine que j’utilise soit dotée du label Woolmark (la laine provient d’animaux sains et en bonne santé) ce qui est très important pour moi.

Est ce simple de trouver de la laine à tisser ?

Il existe des élevages de moutons mérinos en France mais il n’y a pas que la race de mouton à prendre en compte pour le choix de sa laine.

Une laine est caractérisée par l’espèce animale dont elle provient, mais aussi par son diamètre. Plus un fil est épais, plus le tissage avancera vite mais plus le résultat sera grossier. A l’inverse, plus un fil est fin, plus le tissage sera lent mais plus le résultat sera élégant. Il faut réussir à trouver le bon équilibre entre les deux et le choix de la taille de la laine est donc un point très important.

Si on ajoute à cela un critère pour la diversité des couleurs proposée, on obtient un véritable casse-tête.

D’ailleurs, la laine utilisée pour tisser est conditionnée en cône et est différente de la laine que l’on peut trouver en pelote.

Il m’a fallu plusieurs mois de recherche pour finalement trouver un fournisseur capable de répondre à ces quatre critères : la race, le diamètre du fil, la diversité de couleur et le conditionnement.

J’espère que la filière laine continuera de se développer en France et qu’à terme je trouverai une laine plus locale qui me corresponde.

crédit : numéro14
crédit : numéro14
crédit : numéro14

Quelles émotions ressens-tu quand tu tisses ?

La première fois que j’ai tissé, je me souviens avoir eu des papillons dans le ventre. C’était magique !

Aujourd’hui cette magie opère toujours quand, après avoir passé plusieurs jours derrière mon métier à tisser, je découvre enfin le tissu qui se déroule sous mes yeux. Passer d’un fil à un tissu, c’est quelque chose de magique.

Tu  tisses des écharpes en laine, des petits nœuds papillons, ces articles réchauffent nos cœur l’hiver, pour l’été que vas-tu nous proposer ?

C’est la grande question du moment. J’ai plusieurs idées en tête soit je continue à faire des accessoires de mode en utilisant une autre fibre que la laine ou j’ élargie ma gamme de produit en réalisant des accessoires pour la maison. Mon choix n’est pas encore fait.

Pour conclure, si tu avais un mot ou une phrase pour symboliser ton travail et qui tu es se serait …

Des fibres naturelles tissées main pour des pièces élégantes et intemporelles !

Vous pouvez retrouver Numéro 14 :

sur sa boutique en ligne : numero-14.com

Pour la suivre au quotidien, on peut aussi la retrouver sur Facebook et Instagram (@numero14.store).

crédit : numéro14

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Apaisants et Enveloppants : des coussins à découvrir !

La Collection Mollis est innovante

Ophélie Bénito, jeune designer originaire de Nancy :

Elle est attachée à l’idée de mettre ses compétences au service des humains et de leur qualité de vie.
Elle lie le domaine du soin et du design.

Ces coussins en formes de boudins simples (ou plusieurs boudins assemblés) sont réalisés à la main.
Ils sont rembourrés avec de la laine locale provenant de moutons du territoire!

La laine a des propriétés multiples entre autre d’être apaisante, confortable, relaxante.
Les boudins enveloppent le corps, avec ou sans poids ajoutés à l’intérieur.

Ils sont volumineux, aisément manipulables et très flexibles.

Des coussins apaisants : des alliés pour le bien-être !

3 gammes sont proposées avec un poids ou sans poids (light) :


L’addition de poids apporte une fonction essentielle à la Collection Mollis : soulager l’anxiété et le stress en augmentant votre taux de sérotonine avec une solution naturelle sans ordonnance.

Socius light ou non :

C’est un coussin accompagnateur et apaisant. Il pourra également vous procurer, avec ses poids amovibles, une sensation d’étreinte apaisante pour soulager votre anxiété. Pour tous, il permet de trouver cette fameuse position confortable que l’on recherche lorsqu’on souhaite se reposer. Il est conseillé aux femmes enceintes et aux bébés.

socius
Socius light ou apaisant

Circum i light ou non :

Ce sont des coussins qui enveloppent le corps et apaisent grâce au contact de la laine et au poids de leurs lests sur les points de pression du corps. Ils sont adaptés pour une personne anxieuse, ayant du mal à s’installer confortablement à cause de douleurs, ou même pour les enfants.

position allongée
Circum i light ou apaisant

Circum E light ou non :

Ils sont enveloppants et apaisants. Ils conviennent tout particulièrement aux personnes angoissées ou agitées et sujettes aux douleurs posturales. Ils enveloppent le corps, avec ou sans poids. Ils sont volumineux, aisément manipulables et sont composés de bras qui s’adaptent à toutes les postures, ils sont très flexibles.

lire
Circum E light ou apaisant

Les poids sont garnis de blé provenant d’agriculteurs de Sexey-aux-forges près de Nancy.

La laine est française, elle provient de l’entreprise « Rêves en Laine ».
Le Coton vient d’une entreprise des Vosges labellisée « Vosges terres textiles »

Les coussins sont cousus par :

  • « Tricot couture service  » à Vandœuvre-les-Nancy,
  •  » APF Handicap  » à Ludres
  • une petite PME dans les Vosges.

    Le délai de livraison est entre 2 semaines à 3 semaines.
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Le premier atelier de Laine de Cœur !

C’est avec joie que je vous partage le premier atelier de Laine de Cœur . C’était une fin d’après-midi à la MJC de Dieuze auprès de 8 enfants et 3 grands enfants !

 » Ils sont Doux et Chaud ! Qui sont-ils ? »

Par un jeu de recherche les enfants apprennent la vie du mouton : « Qui il est ? Qui est sa famille ? Où vit-il ? … » tout en éveillant leurs sens.

Les enfants partent à la découverte d’énigmes, de charades à travers la salle. Ils ouvrent leurs yeux, leurs oreilles, bougent leurs mains, respirent les odeurs pour trouver les indices nécessaires !

crédit : MJC
Crédit : MJC
Crédit : MJC

À certains endroits de la salle, il est demandé de dessiner, à d’autres de toucher et plus loin avec les copains ils essaient de reconnaître le cri de l’agneau et du mouton au milieu des animaux de la ferme et de la nature !

C’est avec plaisirs que les enfants en effervescence s’entremêlent dans la salle à tricoter les intrigues !

Chaque enfant est curieux, cherche, interroge son copain pour comprendre les dessins des énigmes. À la question : Qui est la personne qui surveille les moutons ? Les couleurs s’activent sur le papier pour lui donner forme.

La spontanéité des enfants m’émerveille :

  • « Madame, madame, c’est de la laine de mouton ? mais c’est pas possible elle sent bon ! normalement ça pue ! » avec le sourire je lui explique que la laine est lavée. (J’apporterai de la laine non-lavée la prochaine fois et là ils pourront tous ensemble sentir l’odeur de la laine du mouton vivant à la bergerie !)
  • « Je croyais que c’était du coton » et je répond : « Regarde, sens et touche comme c’est doux, aéré et chaud : c’est de la laine ! c’est rassurant et réconfortant. »

Oh ! le temps passe vite.

Nous nous retrouvons tous ensemble pour s’assurer que tout le monde est d’accord sur les réponses et affinons ensemble les réponses .

Crédit : MJC
Crédit: MJC

Avant de nous quitter, les enfants collent de la laine, colorient les têtes, les pattes….
Voilà les enfants repartent chez eux avec un mouton de laine !

Crédit : MJC

Un beau premier atelier rempli d’échanges, de sourires, de découvertes, de tolérance, de convivialité.
Pour moi c’est une fête de partager ces moments avec les enfants et grands enfants.

Je tiens à remercier l’équipe d’animation de la MJC qui m’a accompagné au fil de l’atelier. Merci pour votre compréhension, tolérance, aide et gardez encore longtemps votre esprit d’enfant !